Vendredi 13/10, décision est prise de ne pas aller voir les fêtes de printemps à Trujillo : les deux auteurs du CD-ROM Pachamama dont je vous ai parlé il y a deux semaines (si, il faut suivre) ont besoin de tourner un petit spot de pub pour diffuser dans les bus. Ca tombe bien car la voiture vient de sortir de chez le mécanicien et j’ai pu changer les pneus dans la journée. Ce sera l’occasion d’aller pour la première fois conduire un 4×4 dans le désert. Le lieu du tournage est Paracas, une réserve naturelle à un peu moins de 300km au sud de Lima dont les dunes, les nombreuses espèces d’animaux, les couleurs vous feront revenir plus d’une fois là-bas. Mais reprenons au début.
En route vers Paracas
Sachant qu’on est pas en Inde, nous préférons envoyer 2 des 7 personnes jusqu’à Paracas par le bus et les reprendre là-bas pour éviter de se faire prendre à 7 dans la voiture. Lima, 5h30, nous récupérons le scénariste, le caméraman, un acteur et 3h30 de route panaméricaine plus tard, nous voilà dans le village de Paracas où nous attendent les deux charmantes amies qui se sont levées à 3h30 pour prendre le premier bus.
Un poisson cru pour le petit déjeuner ?
Le petit-déjeuner se fera sur place, les poissons frais grillés garnissent la petite table. Pour ma part ce sera un ceviche, un plat de poisson cru coupé en petits morceaux, arrosé de citron et recouvert d’oignons crus (mais si, je vous assure que ça passe bien au petit déjeuner) arrosé d’une petite bière (pour que ça passe mieux
). Le ventre plein, nous pouvons faire route vers l’aventure : partir chercher les lieux de tournage prévus dans la réserve naturelle, en essayant si possible d’éviter de s’enliser dans le sable, de se retourner sur une dune, … tout un tas de choses qui paraissent inévitables pour un novice du 4×4.
Premiers pas dans le désert
Quelques minutes après être arrivés sur la première plage, nous apercevons 2 ou 3 dauphins à quelques centaines de mètres du rivage. Ceux avec lesquels j’aurais aimé surfer la semaine dernière. Le temps est gris, couvert comme à Lima, à quoi ça sert de faire 300 bornes pour se retrouver sous la même grisaille ? La dame du restaurant nous a bien prévenu qu’en général ça se levait vers 12h ou 13h, mais ça frustre quand même tellement on peut sentir le potentiel de ce lieu quand il y a du soleil. Les couleurs doivent briller, saturer.
Alice au pays des merveilles
Le ciel se découvre enfin comme annoncé vers 13h. Les paysages sont magnifiques, les couleurs incroyables : le jaune des dunes de sables répondent au bleu intense du ciel.
De nombreux oiseaux peuplent cette réserve, pas étonnant vu l’étendue du lieu et à quel point c’est resté sauvage. Dans le désordre nous verrons dans la journée des pélicans, des vautours, des mouettes, des flamands roses, … J’apprendrais d’ailleurs au passage que les couleurs du drapeau péruvien viennent du flamand rose quand on le regarde de dessus en plein vol.
Laguna Grande
Vers 16h30, nous arrivons au village de pêcheurs de « Laguna Grande ». On y déguste un poisson frit tout juste pêché et la nuit allant tomber assez vite, nous nous décidons à prendre le chemin du retour en passant voir le début du coucher de soleil sur une plage voisine. Il ne faut pas tarder, il reste minimum 1h de désert en voiture pour rentrer à Paracas et je n’ai pas spécialement envie de me perdre pendant la nuit.
Le coup de la panne
Bien évidement, c’est la panne de voiture au bout de 15 minutes. Et oui, on ne se refait pas, une journée de nouveautés ne peut pas vraiment se passer sans une petite anecdote pour pimenter l’expérience. La nuit tombe. Le froid se fait sentir. La bonne humeur de la journée commence à laisser place à l’inquiétude ou à la fatigue. N’étant pas très loin du village, au plus 3km, on va essayer d’y retourner à deux pour chercher un peu d’aide. Par chance, nous croisons en route le camion qui ramène les ouvriers à la ville pour la nuit, après quelques tentatives pour trouver la panne, on décide de se faire remorquer jusqu’à San Luis, un village banlieue de Pisco. 1h30 à fixer l’arrière du camion, sur la piste de terre, à utiliser le frein à main pour pas le percuter dans les petites descentes. Je hais les voitures à transmission automatique et avec l’assistance pour le freinage et la direction. Quand le moteur ne tourne plus on se retrouve sans freins et avec l’impression de vouloir faire tourner un vieux camion. 1h30 interminable
San Luis, est vraiment une banlieue un peu glauque, on n’aura pas moyen de dormir ici sans se faire voler la voiture, ou au moins une partie de la voiture. Dans une dernière tentative, on pousse la voiture jusqu’à la station service pour vérifier si ça ne marche pas mieux en ajoutant de l’essence. Rien n’y fait, nous sommes résolus à essayer de trouver un taxi pour nous remorquer jusqu’à Pisco où nous chercherons un mécano ou un hotel. Et puis là éclair de lucidité, je trouve la panne, un fil du système GPL était déconnecté, du coup plus aucun carburant n’arrivait au moteur. Déduction : une panne c’est très souvent un truc à la con. Nous serons de retour à Lima à 2h du mat’, crevés après une superbe journée de 21 heures dans le désert.
Pour finir, quelques liens pour vous en dire plus sur la réserve de Paracas:
Questions/réponses
- Finalement, tu sens que ça craint en dehors de Lima ou ça va ? Un occidental peut se balader sans trop flipper ?
- Je ne suis pas encore trop sorti de Lima, juste deux jours, mais à première vue ça ne craint pas beaucoup quand on se fait très discret, quand on prend beaucoup de précautions et qu’on évite de se mettre dans des situations propices à se faire attaquer. Ceci dit, j’entends tous les jours des histoires de vol, avec ou sans violence, sur des gringos ou sur des péruviens et d’après ce qu’on m’a dit, cette délinquance a beaucoup augmenté depuis 4 ou 5 ans. Il ne reste qu’à croiser les doigts et faire attention, ce n’est pas une raison pour rester enfermé chez soi à Lima en regardant la grisaille.
Informations complémentaires sur cet article
| Mots-clés | Nouvelles personnelles • 4x4 • Désert • Ica (région) • Paracas |
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je suis désolée pour toi mais à cause du tremblement de terre de 2007 tu as raté la cathédrale nous nous avons eu la chance de la voir un jour avant sa destruction car nous étions à Paracas le 13et à Nasca le 15 aout jour du séisme.Mais même sans ça c’est vai que les dunes c’est magnifique
Regardez mieux la première photo, elle est bien entière … c’est un article qui date de 2006, j’ai donc bien pu voir cette formation rocheuse dont il ne reste plus qu’un petit pilier maintenant (j’y suis retourné récemment, bientôt d’autres photos). Merci d’avoir laissé un mot ici.