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De retour de Goa


L'itinéraire 02 janvier 2004

  • Palolem - Ankola - Kumta - Honavar
  • 107 km
  • 3 heures

03 janvier 2004

  • Honavar - Jog Falls - Sagar - Shimoga
  • 157 km
  • 4 heures

04 janvier 2004

  • Shimoga - Birur - Tiptur - Tumkur - Bangalore
  • 275 km
  • 6 heures 30


D’un point de vue purement moto-touristique, je dirais que le voyage vaut vraiment le coup pour la partie entre Palolem et la fin des Ghats (après Jog Falls). La route est tout simplement magnifique. Dans la seconde partie du voyage, les paysages restent grandioses jusqu’a quelques kilomètres avant Tumkur. Ensuite on rejoint “l’autoroute” et son cortège de camions, de travaux, des bus, etc. et débouchant sur les banlieues industrielles de Bangalore.

Prêt a quitter les huttes de Palolem *

Le retour de la petite escapade a Goa ne s’est pas fait seul ; un passager est venu se poser sur le siège arrière et un sac de plus est venu surcharger le porte-bagage d’une quinzaine de kilos supplémentaires. La moto n’a pas bronchée, toujours apte a maintenir son petit 80km/h de vitesse de croisière, avalant les courbes des routes sinueuses des Ghâts occidentaux.

Ben, le compagnon de voyage **

02 janvier 2004

Mais revenons donc a Palolem. 14h30, l’heure de quitter notre hutte de bambou pour se mettre en route. Nous décidons de faire étape a l’endroit ou nous devons quitter l’autoroute côtière pour la route vers Jog Falls. Le début du voyage se passe merveilleusement malgré la mauvaise habitude qu’a Ben de modifier l’équilibre de la moto dans les virages, le bus n’est pas passe loin :) Mais tout ceci s’arrange après quelques kilomètres, le temps pour moi aussi de prendre en main l’engin alourdi d’un passager supplémentaire et d’une trentaine de kilos de bagages. Le premier arrêt a la pompe a essence sera douloureux, mes craintes de m’arrêter dans une petite station service étaient justifiées : nous en sortons avec une addition pour 11,5L de super sans plomb alors que pour sur nous n’avons reçu que 6 ou 7 litres. En dehors des grandes stations, les pompes sont trafiquées pour saler un peu plus l’addition. M’enfin, pas le choix, nous faisons avec et repartons. A notre droite la mer défile, alternance de collines, îles au large, un bien belle route pour commencer le voyage. Puis rapidement nous arrivons a Hanovar, ville ou se séparent les routes pour Mangalore et Shimoga/Jog Falls. Nous prenons le premier logde a moins de 150 roupies, avalons avec plaisir notre poulet aux piments dans le premier restaurant sale, repoussant et terriblement peu cher que nous trouvons. Apres avoir dépense des fortunes a Goa pour manger des plats occidentaux, notre joie de retourner en Inde était immense :)

03 janvier 2004

Les Ghâts s'annonçent ... *

L’heure du départ, après un petit déjeuner copieux et avoir charge la bête, nous prenons la route en direction de Jog Falls. Mes craintes quand a la qualité de la route pour franchir les Ghâts s’estompent peu a peu. La route est bonne. Sinueuse, alternant parties ombragées dans la jungle et sections dominant le reste des collines. Le goudron est la malgré tout, pas de trous, seul un scorpion me fera faire un écart pour l’épargner, cet imprudent traverse la route sans regarder.

Nous arrivons après une soixantaine de kilomètres a Jog Falls. Tout simplement impressionnant, les plus grandes chutes d’eau en Inde. Je pense qu’ici quelques photos en diront bien plus que quelques paragraphes. Nous nous arrêtons pour la demi journée. La descente dans la gorge avec les sacs, casques et la boite a outils laisse envisager que la remontée ne sera pas de tout repos. Tant pis, l’envie d’aller piquer une tête dans la rivière est trop forte.

Jog Falls, vue du haut de la gorge ** Jog Falls, un des filets d'eau a droite **

Apres ce break rafraîchissant et une pose plus longue que prévue, il faut se remettre en route. Nous avions prévu d’aller le plus loin possible pour pouvoir se permettre une excursion a Hassan le dimanche mais c’est perdu d’avance. Nous décidons donc de pousser jusqu’a Shimoga, assez grande ville pour trouver un hôtel pas trop cher et assez proche pour ne pas faire trop de route de nuit. La route est pire que celle des Ghâts, c’est un projet d’autoroute nationale mais qui est encore a un stade de route de campagne. Les travaux font qu’on doit traverser de grandes sections de terre. Parfois une seule voie rend le croisement avec les bus et les camions plutôt acrobatique (les chauffeurs ne ralentissent et ne se poussent surtout pas, la priorité se joue au poids du véhicule ici donc direction le bas cote, voire le champ voisin pour les motocyclistes).Autant dire que nous apprécions beaucoup d’arriver a Shimoga. Le bruit et la chaleur ne nous empêcherons pas de dormir après cette épuisante journée.

04 janvier 2004

C’est le dernier jour de voyage, nous le savons et cela se sent. 6 heures de trajet sont au programme aujourd’hui, pas le temps donc de faire une grande pause. Les paysages semi-arides du plateau mêlent un jaune profond au bleu intense du ciel. Quelques traînées de nuages rendent les paysages encore plus beaux. La route est mauvaise, nos fesses accusent le coup.

Couleurs du plateau du Deccan ** A fond la photo souvenir :) **

Tumkur et son autoroute pour Bangalore arrivent. Le temps d’avaler notre déjeuner dans une Dhaba sur le bord de l’autoroute et nous voila lances pour la dernière partie du voyage. Infernale. Circulation intense, retour aux bouchons de Bangalore, trouver son chemin dans la ville. Le voyage est termine. Les vacances aussi.

Bilan moto

  • La béquille centrale n’est pas ce qu’on peut appeler un accessoire bien pratique en voyage. Quand la moto est chargée, elle se trouve vraiment très bas et la béquille frotte dans les virages. Bref, a enlever dans ces conditions.
  • Le phare d’origine de la Bullet n’est vraiment pas assez puissant pour rouler la nuit. On y voit peu …
  • Le porte bagage était un peu juste, sous le poids des sacs et a cause du relief pour le moins irrégulier des routes indiennes les barres se tordaient progressivement jusqu’a toucher les clignotants arrières. Bref, l’idéal pour un tel voyage serait de monter ces portes-bagages du type “armée”, comme on peut le voir sur cette photo d’une Enfield goannaise.
Goa, paradis des Enfields de tourisme customisées **

* photo (c) Benjamin Wagner
** photo (c) Vincent Prat

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